Psychose des « vols d’organes » : Le ministre de la Sécurité appelle au calme et tape du poing sur la table

Une vague de rumeurs infondées sème le trouble dans plusieurs localités du pays et sur les plateformes numériques depuis quelques jours. Des allégations persistantes font état de prétendues disparitions d’organes génitaux à la suite de simples contacts physiques avec des inconnus. Face à l’ampleur de cette psychose collective et aux dérives sécuritaires qu’elle engendre, le ministre de la Sécurité, le Colonel Calixte Batossie Madjoulba, à travers un communiqué officiel en date de ce 11 juillet 2026, a appelé au calme et à la responsabilité de tous.
Selon le communiqué, les conclusions des premières enquêtes ne révèlent aucune preuve tangible. À ce stade des investigations approfondies, menées conjointement par les services de sécurité compétents et les autorités sanitaires, aucun élément objectif ne permet d’établir la réalité des faits tels qu’ils sont relayés par la rumeur publique.
Ce phénomène, qui s’apparente à une forme d’hystérie collective régulièrement observée dans la sous-région, ne repose sur aucune base médicale. Pourtant, alimentée par la caisse de résonance des réseaux sociaux, la fausse information continue de se propager, créant un climat de paranoïa injustifié au sein des communautés.
Tolérance zéro face à la vindicte populaire et à la désinformation
L’inquiétude du ministère de la Sécurité ne se limite pas à la simple propagation du faux ; elle s’adresse surtout à ses conséquences dramatiques sur l’ordre public. Le communiqué ministériel déplore que ces bruits de couloir provoquent désormais des actes de violence gratuite et des scènes de vindicte populaire. Des citoyens innocents, injustement soupçonnés sur la base de simples rumeurs, se retrouvent ainsi pris pour cibles.
Le ministre a fermement rappelé que nul n’est autorisé à se faire justice soi-même. Toute personne coupable d’agressions, de destruction de biens, de troubles à l’ordre public ou de diffusion de fausses informations s’exposera immédiatement à la rigueur de la loi. La liberté de partager des contenus sur les réseaux sociaux s’arrête là où commence la responsabilité pénale.
Appel au civisme et mise en place de lignes d’alerte
Face à cette crise, le gouvernement mise sur le sursaut civique et le sens des responsabilités de la population. Les citoyens sont instamment invités à faire preuve de retenue, à cesser de relayer des informations non vérifiées et à collaborer directement avec les institutions judiciaires plutôt que de céder à la panique.
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“À cet effet, les citoyens sont invités à contacter gratuitement le 1014 (Centre national de commandement unifié), le 117 ou le 1244 (Police nationale) ou le 172 (Gendarmerie nationale), ou encore à se rapprocher de l’unité de police ou de gendarmerie la plus proche afin de permettre les vérifications et les investigations nécessaires.
Les forces de défense et de sécurité demeurent pleinement mobilisées pour garantir la protection des personnes et des biens, préserver l’ordre public sur toute l’étendue du territoire national”, a précisé le communiqué.



