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Fact-checking : À Lomé, Africheck arme les jeunes journalistes togolais contre l’intox et les pièges de l’IA

Face à la vitesse fulgurante à laquelle se propagent les fausses informations sur les réseaux sociaux, la riposte s’organise dans les rédactions togolaises. Plus d’une une vingtaine de professionnels des médias surtout jeunes prennent part depuis ce jeudi 25 juin 2026 et ce pour deux jours à la formation en fact-checking. Axée sur le thème « Vérification des faits, analyse visuelle et déconstruction de la désinformation à l’ère de l’IA », cette session de formation est initiée par la plateforme Africheck avec pour ambition de réhabiliter la vérité à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle (IA) générative.

Fact-checking : À Lomé, Africheck arme les jeunes journalistes togolais contre l'intox et les pièges de l'IA

La formation de deux jours a été ouverte ce jeudi par M. Donis Ayivi, Consultant auprès d’Africheck, en présence du formateur et spécialiste M. Josaphat Finogbé, Editeur à PesaCheck pour Code for Africa.

Fact-checking : À Lomé, Africheck arme les jeunes journalistes togolais contre l'intox et les pièges de l'IA

Cette étape de Lomé s’inscrit dans la continuité d’une vaste série de formations itinérantes organisées par Africheck depuis 2024 à travers la sous-région, notamment au Bénin, au Burkina Faso, au Niger et au Tchad. Pour cette édition togolaise, l’organisation a fait le choix délibéré de cibler en priorité les jeunes journalistes. Le format de l’atelier étant particulièrement technique, il exige un public adapté, capable de s’approprier rapidement les outils numériques et les codes du web, indispensables pour mener à bien des enquêtes à l’ère moderne.

Fact-checking : À Lomé, Africheck arme les jeunes journalistes togolais contre l'intox et les pièges de l'IA

 

« L’ambition d’AfriCheck est de former des professionnels capables non seulement de démasquer l’intox, mais aussi de produire des articles de fact-checking standardisés », a rappelé M. Donis Ayivi à l’ouverture des travaux.

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L’éthique et l’évaluation du terrain face aux réalités électorales

Le thème central de la formation, « Vérification des faits, analyse visuelle et déconstruction de la désinformation à l’ère de l’IA », résonne fortement avec les réalités du pays. Lors de sa première prise de parole, le formateur Josaphat Finogbe a souligné l’importance de s’adapter au contexte local, se positionnant en observateur extérieur (« outsider ») venu analyser la propagation des fausses informations au Togo.

Fact-checking : À Lomé, Africheck arme les jeunes journalistes togolais contre l'intox et les pièges de l'IA

Quatre modules pour bâtir un arsenal technique

Durant ces deux jours d’apprentissage intensif, les professionnels des médias se dotent d’un véritable arsenal technique à travers un parcours pédagogique complémentaire, bien que le formateur ait plus spécifiquement mis l’accent sur les trois premiers modules lors de l’ouverture. Les participants revisitent d’abord les fondamentaux de la vérification pour maîtriser les principes de base, apprendre à faire la distinction stricte entre de simples allégations et un fait vérifiable, tout en assimilant l’importance cruciale de cette démarche en période de crise. Ils s’attaquent ensuite à l’analyse visuelle afin d’apprendre à examiner les images et les vidéos manipulées grâce à des outils en sources ouvertes. La suite des travaux est dédiée à la détection des contenus intégralement générés ou modifiés par l’intelligence artificielle, à l’instar des clones vocaux et des deepfakes. Enfin, l’initiation se conclut par l’assimilation des normes de rédaction internationales édictées par l’IFCN (International Fact-Checking Network). Cette formation prends fin ce vendredi.

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